infoUna lettera dal Presidente Associazione dei Genitori, Stéphane Cordeil.

La traduzione in inglese e in italiano seguirà a breve.

 

Chers parents, chers collègues, chers amis,

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’accède à la présidence de l’Association des parents de l’école européenne de Varese. L’expérience acquise au cours de ces cinq dernières années au sein de l’association en tant que vice-président externe m’a certainement donné les atouts nécessaires pour représenter au mieux l’ensemble des parents auprès de l’école européenne de Varese.

Je souhaite avant tout rendre hommage à Luca Recalcati qui m’a précédé avec beaucoup de charisme et d’efficacité.

L’association des parents d’élèves est un organe important dans la vie scolaire. Principalement connue pour l’organisation des activités parascolaires, son rôle est parfois sous-estimé, peut-être par manque d’information. La consolidation et le suivi du site web ces dernières années a été un point positif important souligné par nos membres et d’autres idées émergent et seront certainement bientôt en place pour améliorer encore la communication et l’interaction grâce aux moyens informatiques. Tout cela se base sur le bénévolat et le dynamisme, aptitudes et qualités à encourager. Je remercie par avance tous les bénévoles, membres ou non du conseil, pour leur participation et leur soutien.

Le système des écoles européennes est en plein bouleversement. C’est un système mis en place à “l’âge d’or” de la construction européenne et les valeurs et qualités dont il se voulait porteur doivent aujourd’hui être défendues plus que jamais. Les problèmes financiers dont l’Europe fait face depuis 2009 ont mis en lumière les coûts de choix pédagogiques pourtant à l’avant-garde: que ce soit le soutien scolaire pour tous, l’aide personnalisée aux enfants en difficulté ou en situation d’échec, l’intégration pleine et entière des handicaps de toutes sortes, l’apprentissage des langues étrangères dès le plus jeune âge, ainsi que l’ouverture aux autres par la mixité des nationalités. Aucun de ces aspects, pourtant idolâtrés par tous les systèmes éducatifs des pays membres, ne pèse aujourd’hui face au rouleau compresseur de recherche d’économies.

La commission européenne, suite aux décisions des pays membres qui ne souhaitent pas augmenter leur participation au système, malgré la création de nouvelles écoles et l’ouverture de nouvelles sections linguistiques (suite à l’élargissement de l’Union Européenne), a imposé aux écoles des coupes drastiques qui vont logiquement vers un système à minima. Au risque d’avoir de plus en plus de professeurs non de langue maternelle, de classes regroupées, d’options non ouvertes et donc d’un choix limité à partir de la quatrième secondaire. Nous devons également faire face au désengagement de certains pays, comme le Royaume Uni, qui semblent ne plus vouloir envoyer de professeurs détachés.

D’autre part, et suite à la création d’agences dans divers pays européens, la nécessité de scolariser les enfants de catégorie 1 a conduit à l’ouverture d’écoles dites de type 2 qui sont à la charge des états membres où elles sont localisées. Si cette ouverture est bénéfique pour l’éducation européenne, nous devons être vigilants devant la recherche d’harmonisation voulue par les différents acteurs: un même baccalauréat, une dénomination identique (il était hors de question il y a quelque mois de nommer ces écoles « Ecoles Européennes » et aujourd’hui on les appelle « Ecoles Européennes Associées »). Bien que devant être accréditées, ces écoles n’ont pas de professeurs détachés par les pays membres et ne dépendent pas directement du système des écoles européennes, mais de leur propre système d’éducation national. Il y a donc un risque de confusion, qui pourrait dégrader la valeur du baccalauréat si ces écoles ne peuvent s’appuyer et faire référence à des écoles européennes conventionnelles dites de type 1.

L’école de Varese est caractéristique: elle est de type 1. Ce n’est pas une école immense comme celles de Bruxelles ou Luxembourg, mais c’est la plus grande des autres écoles. Ses besoins sont spécifiques : une gestion plus indépendante pour une participation plus élevée d’enfants de catégorie II et III. Sans cela il serait impossible d’avoir la masse critique nécessaire pour un nombre d’options acceptables. Elle scolarise un grand nombre d’enfants SWALS (sans section linguistique). Ce n’est pas le cas des écoles surchargées de Bruxelles et Luxembourg.
 
Les associations des parents, et particulièrement celle de Varèse, ont donc un rôle essentiel dans ce contexte. Elles font parties du conseil d’administration où les décisions sont prises, et sont regroupées au sein d’Interparents, l’union des associations des parents de toutes les écoles de type 1.
Une association forte c’est aussi une association avec un nombre d’adhèrent élevé. Je vous invite donc à devenir membre si cela n’est pas déjà le cas, afin de défendre avec encore plus de force un système éducatif d’avant-garde. Tout en étant ouverts aux changements nécessaires, nous avons le devoir de vigilance et l’exigence de réussite envers nos enfants dans cette période particulière.

Bonne année à tous,

Stéphane Cordeil
Président de l’Association des parents

 

 

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